• Au revoir Escartefy

    bassin en zinc Le suicide du poisson rouge

     

     

     

     

     

     

     

     

    Il y deux ans, je décidais de transformer un grande bassine en zinc abandonnée au grenier en petit bassin. Les enfants choisirent en animalerie deux carpes koï, baptisés Bigoulat et Escartefy (noms tout droit sortis de l'imagination débordante de mon mari, qui, un soir d'été, alors qu'il avait la tâche de raconter une histoire aux enfants, se lançait dans les aventures improbables de deux personnages devenus aujourd'hui légendaires à la maison).

    A l’affût de chaque mouvement des nouveaux locataires du bassin, les enfants tentaient de les amadouer avec quelque nourriture. « Ah, je l’ai vu ! » « Où ça ? » « Ah, ça y est, moi aussi je les ai vus ! » Tout semblait aller pour le mieux quand, quelques jours après leur arrivée, Bigoulat faisait sa première tentative de suicide. Heureusement, je passais par là et je pus remettre à l'eau le poisson dépressif. Mais, après deux nouvelles tentatives déjouées par les différents membres de la famille, Bigoulat arriva à ses fins et mourut sur les dalles de la terrasse… Nous avons bien pensé qu’Escartefy n’était pas innocent dans cette affaire mais, face à l’absence de preuve, nous avons décidé de laisser à ce dernier le bénéfice du doute. Escartefy profita alors pleinement du petit bassin, il résista aux hivers rigoureux et à de longs jours de jeunes (pas facile la vie de poissons à la maison). Son extraordinaire résistance et le plaisir dont il faisait montre quand il venait gober sa nourriture à la surface du bassin, nous permettait d’envisager un avenir serein. Mais voilà, un beau matin de la semaine dernière, quelle ne fut pas notre tristesse à la vue du cadavre de notre animal de compagnie, l’œil vitreux et la bouche ouverte. Son corps sali de terreau laissait imaginer qu’il avait dû sauter dans le pot d’azalées tout proche, avant de finir son vol tragique, comme Bigoulat, sur le sol de la terrasse. Devons-nous voir là un signe de la culpabilité de notre protégé ? Rongé par sa responsabilité dans la fin de son co-locataire, Escartefy aurait-il décidé de mettre fin à ses jours ? Nous ne le saurons jamais.

    Ni mon mari, ni moi, n’eurent le courage de le ramasser sur le moment. Le chat du voisin n’eut pas autant de scrupules et, alors que nous décidions nous occuper de ses funérailles, Bigoulat avait disparu…

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 22 Octobre 2013 à 13:47

    Mais c'est affreusement triste!

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